Sandra Zeenni
(1970-)

Sculpteur, Céramiste
Vit et travaille à Paris

Sandra Zeenni a passé son enfance au Liban, pays avec lequel elle entretient un lien toujours vivace.
Titulaire de plusieurs prix ou distinctions, elle est actuellement exposée à New York par la Liz O’Brien Gallery, à Nancay (France) par la galerie Capazza et à Paris par la Galerie 1831.
Ses pièces sont présentes dans plusieurs collections publiques en France et au Japon. Ses dernières participations à des expositions publiques se sont tenues en 2019 à l’Hotel Gouin de Tours, dans le cadre du 500eme anniversaire Leonard de Vinci, en 2015 au Musée de Sarreguemines et en 2014 au Musée National Adrien Dubouché, à Limoges et à la Villa Empain (Fondation Boghossian) à Bruxelles, en Belgique.
En 2015, ses sculptures étaient présentées à Collect International Art Fair, à la Saatchi Gallery à Londres, représentée par la galerie Collection.
En 2016, une exposition personnelle lui est consacrée par la Galerie Capazza . En 2017 et 2018, c’est au Park Avenue Armory que la Liz O’Brien Gallery montre ses sculptures, à New York.

Respirations
Organique, abstrait, humain, … l’ensemble des “Lage” de Sandra Zeenni invite le regardeur à l’expérience d’un corps à corps. De ces fragments suggestifs, émergent un univers de crânes et têtes, dos, colonnes vertébrales plus ou moins marquées, déviées ou discontinues, des hanches, des fesses, des bustes, surfaces douces et sensuelles, féminines.

Ici, l’impression transitoire de plénitude est vite interrompue par des orifices et cavités qui surgissent, des bouches poussant un cri. “Sans ces béances, ces ouvertures, il n’y a pas de respiration ; la forme suffoque et moi avec elle”. Sandra Zeenni parle de turbulence.

Erigés ou horizontalisés, détendus ou repliés, les corps semblent en proie à des mouvements incontrôlables, à des forces intérieures sourdes voire menaçantes.
La force évocatrice du travail de Sandra Zeenni est à la mesure de l’ambiguïté qui amplifie trouble et confusion, à l’image de ces faces masculines, androgynes, féminines qui se mêlent, au sein d’une même création. Un corps qui pose question.
Ses pièces hybrides, qui semblent dotées d’une épaisseur mémorielle, comme les accidents qui ponctuent la matière, dissuadent le regardeur de se satisfaire d’une simple position de survol. Car aucun mot n’est capable d’étiqueter ou de fixer ces créatures mutantes qui semblent plutôt procéder d’un univers fictionnel. Les sculptures invitent donc à une autre approche plus tactile dans le sillage du corps à corps mis en œuvre dans le processus de création.

Parmi les pièces blanches, il y a les œuvres plus éthérées, plus sublimées, moins accidentées et qui, par leur volupté et leur douceur, nous bercent de plénitude et de réassurance. Il y a également celles intitulées « Figure » et « Dada », dépouillées de leur peau d’émail, au toucher vif et mat de la terre brute dont la blancheur irradie.

Les “Noirs”, en revanche, tout en tension, fonctionnent avec l’espace et la lumière : les émaux, appliqués au pinceau de manière jubilatoire jouent avec les rayonnements et entraînent la sculpture vers le champ de la peinture et de l’installation. Les Noirs, deviennent gris bruns, verts, violet ou mauves et laissent apparaitre des effets de brillance et de matité en fonction de l’angle de vue et de l’intensité lumineuse de l’exposition.

Ces sculptures contredisent notre croyance en une réalité immédiate, stable, fondée sur les apparences extérieures.
Texte : Xavier de Rubercy

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